Seasonal Greetings from Media intelligence

CEO

    

Chers Partenaires, chers lecteurs, chers abonnées, chers décideurs,

Entrés dans la nouvelle année, nous prenons ce moment pour marquer un arrêt pour revoir ce qui a caractérisé l'année 2016 afin de se projeter sur 2017.

L’accès à information décisionnelle devient de plus en plus difficile du fait de la complexité des environnements entrepreneurials.

La volatilité des marchés, le dynamisme des secteurs et l’innovation disruptive ont caractérisé les marchés en 2016 dans la zone CEMAC pour des raisons déjà connues par tous. D’un côté, l’actionnariat est davantage exigeant de résultats et de l’autre côté la crise grandissante en Afrique centrale.

Ces phénomènes ont un facteur commun : la surabondance d'informations provenant de plusieurs sources qui continuent de se diversifier et une difficulté avérée à trouver l’information indispensable dans son secteur d’activité, sur ses clients et surtout sur ses concurrents.

Cependant, affronter ces challenges d'une manière organisée et disciplinée permettra à votre organisation d'avoir des enseignements objectifs basés sur des faits concrets et liés à des options stratégiques robustes et souples.

Pour 2016, Nous avons pu isoler les tendances majeures émanant de quelques uns des secteurs d’activité couverts par nos veilles quotidiennes.

I- Transfert d'argent

 

1. Innovations technologiques

Lancement des transferts internationaux directs dans les portefeuilles mobiles (WorldRemit & MTN Mobile Money), transfert Compte-à-Compte locaux et internationaux aux points GABs (GAB Banque Atlantique), les envois de fonds sécurisés et rapides en utilisant des cartes de débit mobile money (Orange Money Debit Card).

2. Nouveaux entrants

Deux nouveaux acteurs internationaux (Wari et Squares Union) et le lancement de trois nouveaux produits de transfert locaux (Dohone, Alliance Direct Cash et Money Cash).

3. Guerre des prix ​

Transfert d’argent à un taux forfaitaire (envoyez jusqu'à 1.000 dollars en provenance du Canada via Squares Union au Cameroun à seulement 5, 99 dollars) et réduction des frais de transfert (envoyez 0-5.000 FCFA au Cameroun pour seulement 250 FCFA au lieu de 300 FCFA à Emi Money).

4. Grosses affaires

Signature de plus de 30 partenariats : MTN Mobile Money & WorldRemit, Orange Money & VISA, Express Union & WorldRemit, MTN Mobile Money & les stations de services Total, Tradex, Oilibya et MRS, etc.

5. Pression fiscale et la perturbation de la structure du marché

La loi de finances 2015 impose des prélèvements fiscaux de 33.33% sur chaque envoi à l’étranger dans la plupart des PDV des agents et sous-agents de grands opérateurs internationaux ce qui provoque la suspension de tous les transferts externes des opérateurs comme Western Union, MoneyGram, Ria, Sigue et Money Express. La situation stimule les activités du marché noir, en particulier sur les corridors Cameroun - Dubaï et Cameroun - Chine.

 

II- Télécommunications

1. Migration plutôt réussie vers un business model axé sur la data :

- 65 % des offres sont adossées sur la data : forfaits data, bundles, TV mobile, cloud.

- Les investissements publicitaires sur le segment data ont cru de 466% entre 2014 et 2015 pour passer de 27,43 millions FCFA à 155,26 millions FCFA.

- Accroissement de la base de smartphones des opérateurs : base de smartphones qui a cru de 34,1% pour passer à 2,7 millions en 1H16 malgré la qualité qui n’est pas en faveur de la qualité de service.

- Augmentation des recettes data et recul de la croissance des recettes de la voix : entre 1H15 et 1H16, 19% de croissance de la data et seulement 2% de croissance des recettes de la voix chez MTN.

2. Le Mobile money, une opportunité de croissance contre l’érosion des revenus de la voix

- Une base clientèle de 5 millions en pleine croissance : 2,4 millions utilisateurs de MTN mobile money contre 2,8 millions d’utilisateurs orange money en 2016.

- Le volume de transaction sur les plateformes mobile money sont en hausse. Orange enregistre 12 milliards FCFA de transactions sur sa plateforme 2016 contre 2 milliards en 2015.

- Un réseau de distribution très diversifié allant des grandes enseignes (Canal +, Station-service…) aux mini détaillants (call-box) pour porter le nombre de PDV à 3800 chez Orange money et 800 chez MTN mobile money ;

- Continuité de l’intégration horizontale du mobile money : adoption du mobile money comme solution de paiement dans des entreprises de nombreux secteurs notamment les agences de voyage, les universités, supermarchés, stations-services.

3. Un marché de plus en plus concurrentiel :

- 28 ISP et 4 opérateurs avec un 5é en attente (Camtel mobile) ;

- Recul de la croissance des CA individuels des opérateurs : Entre 1H15 et 1H16, le CA de Orange a cru de seulement 0,47% pendant que MTN connaissait une baisse de 6,8%.

- Les projets de déploiement de la fibre optique et de construction des « Internet exchange point » (IXP) en bonne voie devraient doper la qualité de la connectivité à Internet au Cameroun et entrainer une baisse des coûts de connexion à l’Internet.

4. L’intérêt croissant de l’Etat pour le secteur des télécommunications est une potentielle menace pour les opérateurs.

- Elargissement de l’assiette fiscale par l’assujettissement des services de communications et services internet aux droits d’accises. La surtaxation du secteur qui atteints 28,45% de taxe directes !.

- La campagne d’identification imposée par le régulateur a entrainé une baisse de la base abonnés des opérateurs à la suite de la désactivation des lignes non enregistrées (-0,4% à Orange et -1,3% à MTN sur 1H16)

- Le projet de portabilité qui accuse un retard de livraison, devrait à terme intensifier la compétition.

 

III- Banque de details

1. L’amélioration de l’expérience client est de plus en plus adossée sur les services numériques.

73% des innovations en 2016 appartiennent au segment numérique, contre 45% en 2015. Six (06) banques sur les quatorze (14) exerçant au Cameroun s’y sont notoirement illustrées. De façon progressive donc, la banque en ligne, les applications mobiles ou encore les réseaux sociaux sont intégrés comme outils d’interaction, mais aussi moyens d’accès aux services bancaires.

2. La monétique s’impose comme un important segment de revenus

50% des innovations sont à l’actif du segment monétique. Avec près de 1.6 millions de comptes bancaires en 2016 dont environ 70% appartiennent à des fonctionnaires, l’important déploiement sur le segment monétique, et notamment autour des cartes bancaires, en fait l’un des principaux segments de revenus, d’autant plus que l’octroi de la carte bancaire n’est pas contenu dans le Service Bancaire Minimum Garantie de l’arrêté N° 000005 du 11/01/2011, imposé aux établissements de crédit. Notons deux principales innovations sur ce segment : le double partenariat signé par NFC avec ECOBANK et BICEC pour l’interchangeabilité des GAB ; l’élargissement de la gamme de services dans les GAB chez Banque Atlantique.

3. ECOBANK, l’établissement de crédit multi-niches

En mettant sur le marché une carte bancaire à destination des pensionnaires de la CNPS au mois de Janvier, et en se lançant dans la banque islamique au mois de Février, la banque panafricaine a clairement affiché un positionnement de niche à destination de segments de marché peu ou pas du tout explorés. L’application Mobile lancée au mois de Novembre s’inscrit dans la logique d’amélioration de l’expérience client et vise la niche des technophiles.

4. Les réseaux sociaux, outils de création de lien et support de la relation client.

03 approches ont été observées à ce niveau. D’abord l’approche relationnelle (beaucoup de publications et beaucoup de commentaires) qui a été remarquée sur les pages d’Afriland First Bank. Ensuite, l’approche conversationnelle (peu de publications et beaucoup de commentaires) observée sur les pages de SCB et Société Générale. Et enfin l’approche éditoriale (beaucoup de publications et peu de commentaires) remarquée chez UBA.

5. La banque de détail traditionnelle à l'épreuve de la convergence finance Telecom

MTN et Orange innovent avec des solutions des points CASH IN CASH OUT par la mise en service d'un distributeur automatique de billet pour MTN Mobile Money en juillet 2016 et lancement de la carte visa adossé au compte Orange Money en décembre 2016

 

Nous remercions les clients qui nous ont renouvelé leur confiance pour 2017 et continuent de solliciter nos services en competititive business intelligence, Due diligence, business research, business analysis, media monitoring, entre autres.

Nous recensons au mois de novembre dernier 187 abonnés qui se sont ajoutés à la base de données nos bulletins d'information et d'analyse.

Pour davantage vous satisfaire, à nos livrables s’ajouteront des analyses sur le Digital, des analyses sectorielles mensuelles, des alertes instantanées qui intégrerons notamment les informations factuelles.

Pour 2017, au regard des challenges cités plus haut, il sera important pour les décideurs de d'adopter des outils appropriés.

1. Adopter la critique systématique. Dans l’ère de l’abondance de sources d’informations et par ricochet des informations déformées, Aujourd’hui, nous avons plus tendance à refouler les faits aux détriments de notre croyance personnelle qui résulte parfois de l’influence des médias sociaux ou notre entourage, et de tirer des enseignements biaisés sur note environnement.

2. Adopter de nouvelles méthodes de recherches. Les organisations ne devraient pas être entravées par une dépendance excessive à des approches de recherche familières et confortables ou des fournisseurs séculaires. Les consommateurs, l’environnement, évoluent et parfois les méthodes restent les mêmes. Faites appels à d’autres fournisseurs d’informations décisionnelles et stratégiques. Eviter la routine.

3. Ne pas avoir peur d'être sceptique. L'ancien directeur de CIA, Robert Gates, a dit : «Quand un analyste sent les fleurs, il cherche un enterrement. » Interroger toutes les évidences sur les conclusions de vos analystes et vos consultants externes.
Rechercher des explications alternatives des données existantes et contester la sagesse conventionnelle au sein de votre entreprise.

4. Planifier stratégiquement en tenant compte des aléas. Même si vous appliquez les trois premiers éléments, cela ne garantit pas le succès. Très peu d’entreprises dans la zone CEMAC ont un plan stratégique qui tient compte des imprévus, de la réaction du marché ou encore de la concurrence.

En somme, notre but est d’atteindre des sommets pour vous satisfaire. L’équipe de Média Intelligence vous présente ses meilleurs vœux pour l'année 2017 ! Puisse notre collaboration vous apporter, cette année encore, la plus grande satisfaction.

Bonne et heureuse année 2017

Rostant TANE
CEO

About Us

Open since 2007, we're the first Cameroonian firm specialized in Media Research, Business Research and, especially, Competitive Business Intelligence.

We help our clients in Cameroon and in 5 other CEMAC countries to have a sound understanding of the current global environment of their business sector.

Our areas of specialization include: Finance, Media,Telecoms.

Our Services

Competitive Business Intelligence

Business Research

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