Facteurs clés de succès des banques camerounaises

Face à la récurrence des crises, la confiance des clients dans le système bancaire a été mise en mal ; et au regard de l’évolution constante de l’offre de services financiers innovants, des besoins et de l’importance de la satisfaction des clients,  les banques camerounaises demeurent des institutions de référence.

Elles monopolisent  majoritairement  les dépôts d’argent, les systèmes de paiement et exercent une attraction  majeure sur les  demandes de crédits.

Les enjeux internes et externes qui affectent le  secteur bancaire appellent une analyse sur l’impact de trois facteurs majeurs : la capitalisation sociale, l’intégration des services et l’expansion géographique  des cinq premières banques du Cameroun.

  1. Du point de vue du capital social

Les cinq premières banques camerounaises (AFB, SGC, BICEC, SCB et Ecobank)[1] totalisent 60,3 milliards  de FCFA de capital social, soit plus de 40%  du capital social global des 14 banques présentent au Cameroun en 2014[2].

2. Du point de vue de l’intégration des services

En plus des services classiques que sont la collecte des dépôts, la tenue des comptes, la distribution des crédits; ces cinq banques de détail se caractérisent par leur démarcation :

  • sur le digital avec le e-banking
  • la finance participative/finance islamique (AFB, Ecobank, SCB)
  • les partenariats stratégiques avec les opérateurs de télécommunication  (MTN et Orange Cameroun)

3. L’expansion géographique

Le quinto des banques capitalise un réseau de plus de 150 agences nationales et une présence africaine  significative : 16 pays pour SG, 13 pour AFB et 22 pour AWB (maison mère de SCB), 07 pour GBPCE (maison mère de BICEC) ; elles opèrent une inclusion financière nationale par des partenariats et la promotion de microfinances :

  • AFB – MC2
  • Ecobank – EB-accion
  • SGC – Advans

Jadis réfractaires à tout changement, la quasi-totalité des banques camerounaises a pris acte de l’évolution de la technologie et intègrent  dans leurs offres de services et produits des solutions innovantes basées sur le web.

Les banques camerounaises bénéficient d’un vaste réseau national et international de clients et d’agences ; Toutefois, l’omniprésence des smartphones a érodé le nombre de clients dans les réseaux physiques et l’émergence de Fintech et de moyens de paiement alternatifs viennentdisrupter les banques, mettant en échec la consolidation des modèles économiques des banques, la quasi inutilité des chèques, gestionnaires  et agences, et les poussant à une transformation tout azimut.


[1] Afriland First Bank, Société Générale au Cameroun, Banque Internationale du Cameroun pour l’Epargne et le Crédit, Société Commerciale de Banque, Ecobank Cameroun

[3] Global Economic Prospect Index

                                                                                                                                         

ENTREPRISE                                 

Ecobank

Ecobank a annoncé les finalistes de l’Ecobank Fintech challenge, qui est un concours à l’intention des start-ups africaines dans le domaine de la technologie lancé en Janvier 2017.

 

SCB a organisé la deuxième édition du forum des affaires

Pendant trois jours, des investisseurs et partenaires financiers ont discuté des perspectives sur le secteur agro-industriel qui positionne le Cameroun au-devant de la production en Afrique centrale.

Cette deuxième édition du club Afrique Développement fait  suite au forum international Afrique développement organisé par le groupe Attijariwafa Bank au Maroc.

 

CONJONCTURE

 

Environ 4200 milliards de FCFA de perte en flux financiers illicites

Entre 2003 et 2012, en moyenne par an, environ 4 200 milliards de Fcfa sont perdus par le Cameroun. C’est ce qui ressort de la conférence internationale sur les mouvements illégaux d’argent qui a eu lieu à Yaoundé du 24 au 26 mai dernier. Des experts issus des pays Africains et les partenaires au développement ont discuté de la stratégie à adopter contre les flux financiers illicites.

 

PERSPECTIVES

Taxes, les exploitations minières rurales opèrent dans l’illégalité

Les responsables de l’ONG Forêt et développement rural indiquent que les communes et communauté riveraines des zones d’exploitations minières des régions de l’Adamawa et de l’Est ne perçoivent pas les taxes de la part des entreprises exerçant dans ce secteur d’activité.

 

REGLEMENTATION

 

GEPI[3], le Cameroun sur la voie de la croissance pour les deux prochaines années

La publication mensuelle de la tendance économique mondiale du mois de Juin, montre que la croissance en Afrique subsaharienne devrait repartir à la hausse à 2,6 % en 2017 et à 3,2 % en 2018, fondée sur une augmentation modérée des prix des produits de base et des réformes visant à corriger les déséquilibres macroéconomiques. Le Cameroun affiche une reprise de la croissance en perspective de 3,9 à 4,4 et 4,6 en 2017,  2018 et  2019 respectivement.

 

CEMAC

 

BEAC, plus de 1000 milliards de FCFA de portefeuille cédé en 2016

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), dans son rapport annuel 2016 informe que le comité de stratégie de la salle des marchés a cédé au cours de l’exercice 2016, le 29 juin  pour un montant de 380,65 milliards de FCFA, le 30 août, un montant nominal de 475,5 milliards et le 02 décembre 2016 c’est un montant nominal de 243,3 milliards qui a été cédé.

 

Gabon, BGFI Bank annonce un résultat net consolidé de 39 milliards de FCFA en 2016

Lors de son assemblée générale tenue du 18 mai, le groupe bancaire gabonais  BGFI Bank a publié ses résultats de l’exercice 2016, marqués par des «performances soutenues». Ces chiffres sont notamment marqués par un résultat net consolidé de 39 milliards de francs CFA, en progression de 30% par rapport à 2015

 

AFRIQUE

 

367 millions de dollars levés par les startups africaines

Avec une augmentation de 33%, les startups du continent ont eu le vent en poupe en 2016.

C’est ce qui ressort d’une étude menée par le fonds d’investissement Partech Ventures. Avec une multiplication par 8 en quatre ans, les fintech du mobile money opèrent une progression de 19%, suivi du secteur hors réseau (combinaison énergie solaire et numérique).

 

D’après la Banque Mondiale, l'Afrique subsaharienne est la plus impactée par  la baisse des investissements

Les  Perspectives économiques mondiales de  la Banque réaffirment que le ralentissement de l'investissement dans les économies en développement a freiné la croissance de la productivité, et donc l’Afrique subsaharienne est l’une des régions les plus touchés par la faiblesse des  investissements, notamment à causes des mauvaises performances des principales économies exportatrices de matières premières.

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